| Nike Mercurial // Entretien avec Jean-Paul Frenay | |||
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On avait parlé de ce spot électrisant lors de sa sortie (cf avril). Jean-Paul Frenay s'est prêté volontiers au jeu des questions-réponses autour de ce projet, de son lien avec le studio néerlandais PostPanic, et plus généralement de son activité débordante. De Nike à sa récente participation à l'excitant projet Resonance, inauguré lors du dernier festival OFFF, Jean-Paul Frenay est de tous les combats.
- Parle-nous de ta relation avec PostPanic ? Dans quelles circonstances t'ont-ils contacté ? Ca va faire quelques années que je suis en contact avec eux. Postpanic a toujours figuré dans mon top 3 des boites de prod avec qui je voulais travailler. Au début, on entretenait plutôt une relation virtuelle. Je leur envoyais régulièrement mes films et ils m'ont toujours fait part de leur enthousiasme et de leur respect par rapport à mon travail, ce qui m'a bien sûr encouragé au fil des années. - La chaussure de sport est un des objets les plus emblématiques de la culture pop. Comment as-tu abordé ce potentiel aussi visuel qu'exigeant ? Disons que Nike cultive depuis toujours une image assez forte autour de ses produits et surtout par rapport aux chaussures de foot. Le football a toujours été l'icône emblématique de la marque. Mes prédécesseurs ayant déjà mis la barre très haute, il a fallu redoubler d’énergie pour arriver à un bon résultat. - Comment s'est déroulée la collaboration avec un client tel que Nike ? Je n’ai pas ressenti une grande différence par rapport à d’autres clients. Etant habitué à développer et expérimenter au niveau des rendus visuels, Nike a plutôt une certaine ouverture d’esprit dans ce domaine. Par contre, on est surpris de devoir encore revenir parfois sur les bases du processus de création d’un spot réalisé entièrement en image de synthèse. - Dans le post, je faisais référence à ton goût pour le courant cyberpunk. Même si l'univers n'est pas clairement identifiable, les similitudes avec Artificial Paradise, Inc. sont nombreuses (la "matrice", les matières, le rythme). Qu'est-ce que cet écho t'inspire ? Pas facile de répondre à cette question. Ce n’est pas intentionnel. Je pense que tout cela est inconsciemment lié à ma personnalité ou à la manière dont j’aime aborder les divers univers. Bien que ma première intention soit de me renouveler et d’expérimenter sur chaque projet, je peux concevoir qu’on y retrouve des similitudes dans les ambiances et le rythme. - Qu'est-ce qui motive ton regard de réalisateur ? L’expérimentation et l’évasion, je pense. C’est pour cela que j’ai toujours voulu faire plusieurs choses à la fois, pour essayer de me renouveler. Chaque discipline, qu’on parle d’installations interactives, de musique, de photographie ou de réalisation d’un film, nourrit l’autre en aiguisant cette envie de changement, d’essayer de nouvelles approches, de découvrir, de se surpasser… - Comment s'est déroulée la réalisation proprement dite. Quels sont les avantages et les limites d'une collaboration internationale ? Avec la technologie d’aujourd’hui (Internet, mail, etc.), une collaboration internationale devient de plus en plus facile. Le dialogue n’est pas forcément meilleur en étant face à l’interlocuteur. D’ailleurs cette réalisation s'est intégralement déroulée par le biais du digital, sachant que je n’ai rencontré ni les clients, ni le sound designer, ni Postpanic pendant toute la production. Quand j’y repense c’est mon premier projet virtuel. La prochaine fois, j’irai encore plus loin en faisant la post production à distance aussi ;) - Le sound design est particulièrement détonant. Un mot sur le travail avec Echolab ? Gavin Little d’Echolab est une personne avec qui je rêvais de collaborer depuis très longtemps. J’attendais le bon projet pour lui proposer une collaboration. Je suis vraiment un grand fan. - Quels logiciels ont été utilisés ? Autodesk Maya, Adobe After Effects, Autodesk 3ds Max, Apple Final Cut Pro et Adobe Photoshop. - Quelle fut la partie la plus délicate à gérer ? Le timing comme d’habitude. De nos jours, tous les clients s’attendent à une livraison ultra rapide avec une qualité irréprochable. Ils ont tout simplement oublié la règle du triangle sacré (temps, budget, qualité). - J'ai cru comprendre que tu étais déjà reparti sur d'autres projets... Depuis Nike, j’ai donc participé à Resonance, tout en étant sur plusieurs pubs en même temps. Ce qui a un peu ralenti mon projet musical I, the phoenix pour lequel j’aimerais finaliser le show visuel mais j’espère avoir un peu plus de temps pour m’y remettre. Normalement, une performance visuelle pour une pièce théâtrale avec magiciens, musiciens et comédiens est prévue en 2012. - Peux-tu nous dire un mot sur ta participation au projet Resonance ? Resonance est un projet collaboratif initié par Simon Jones de SR partners. Simon m’a contacté par mail pour me proposer de faire partie du projet. L'idée était l'exploration de la géométrie par rapport au son. 20 artistes visuels et 11 sound designers ont donc été réunis autour de ce projet. Parmi eux on retrouve : Visuel// Displace Studios, Esteban Diacono, Heerko Groefsema, Jr.canest, KORB, Kultnation, Mate Steinforth, Matthias Müller, JP Frenay, SR partners, Momentary People, MRK, Murat Pak, Onur Senturk, Physalia studio, Polynoid, Thiago Maia, Tom Waterhouse, Tronic Studio, Spatial Harmonics Group Audio// Audionerve, Combustion, CypherAudio, David Kamp, Echolab, Hecq, Michael Fakesch, Mutant Jukebox, Radium Audio, Studio Takt, World Gang Le but était de former des duos entre artistes visuels et sonores tirés au sort. Credits : Client: Nike Brand Design Global Football |
















