| Max et compagnie | |||
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En cette fin d’année les films pour enfants sont légions sur nos écrans. Différents styles visuels et techniques de haute voltige bataillent pour obtenir les faveurs de nos pupilles. Monstres et merveilles sont à l’affiche du très attendu Max et les Maximonstres de Spike Jonze. Tous droits sortis des ateliers de la célèbre Jim Henson Company (Les Muppets, Dark Crystal et Labyrinthe entre autres), les créatures – dont la fabrication a demandé près de 8 mois de travail – sont le résultat d’un élégant mix entre « marionnettes traditionnelles géantes » et animation digitale. Sur le tournage, comédiens en costumes et animatroniques se volent la vedette patinés par des effets visuels aussi discrets qu’efficaces notamment pour les mouvements et expressions des visages. Le film, tiré du livre éponyme de Maurice Sendak, déploie autour de ses protagonistes un univers fort et singulier baigné d’une atmosphère envoûtante, étrange. A noter que dès 1983, les Studios Disney avec John Lasseter (Pixar) avaient déjà tenté d’adapter ce best-seller de la littérature enfantine sans produire plus qu’un film test de 30 secondes et des screen test. Ce mini film constitue un des premiers essais de simulation de mouvement réalisé avec un steady cam en animation. Quant à Spike Jonze, il livre ici un regard, poétique et actuel sur le monde de l’enfance, sans pour autant être infantilisant. Et des aventures de Max à celles d’Arthur il n’y a qu’un pas. Les deux garçons sont plongés dans des mondes parallèles entre projection introspective et imaginaire dévorant. Arthur et la Vengeance de Maltazard constitue le 2nd volet d’une trilogie imaginée par Luc Besson (opus final prévu pour l’automne 2010). Combinant effets numériques et action live, cette production française ambitieuse n’a rien a envier aux grosses machineries américaines. Tous les effets 3D ont été concoctés par Buf à grand renfort de logiciels et d’outils maison. Un épisode techniquement abouti sous-tendu par un message écologique on ne peut plus d’actualité. Tous les plans sont travaillés de manière homogène tient à souligner Stéphane Nazé, superviseur des effets visuels: du gros plan mettant en scène le héros au plan large mixant multiples personnages, décors, perspectives et lumières (avec comme source d’inspiration avouée Norman Rockwell ou Edward Hopper). Si vous souhaitez poursuivre l’expérience, rendez-vous au Futuroscope où Arthur, l’Aventure 4D sera la nouvelle attraction crée par Besson lui-même dès le 19 Décembre. Et de technologie de pointe, il en est aussi question dans Astro Boy, énième adaptation du manga de l’un des maîtres de l’animation japonaise Osamu Tezuka. Astro est devenu au fil des années une icône de l’animation nippone dont le design est immédiatement reconnaissable à l’instar de celui de Mickey par exemple. Deuxième long métrage réalisé par David Bowers (Souris City en 2006), Astro Boy a été « assemblé » dans les Studios Imagi Animation entre Hong Kong et Los Angeles (Les Tortues Ninja en 2007) en étroite collaboration avec Macoto Tezuka (son fils) et Tezuka Productions. Cette nouvelle version du Pinocchio du soleil levant n’a rien de révolutionnaire scénaristiquement mais jouit d’une réalisation et d’une esthétique séduisante, fruit de la collaboration d’équipes d’orient et d’occident. Pour les tout-petits, on peut signaler la ressortie de La Boutique des Pandas, moyen-métrage chinois (3 films en 1) réalisé en papier découpé articulé. Issue de l’art populaire, cette technique a été mise au point dans les années 50. Le découpage articulé est un des départements des Studios d’Art de Shanghai au même titre que le dessin animé ou la marionnette. Suffisamment rare sur nos écrans pour être mentionné, L’Ecureuil qui voyait tout en vert regroupe 3 court-métrages d’animation iraniens. Une technicité plus ou moins balbutiante ou enfantine, à découvrir plus par curiosité. |










